Prévu en novembre 2017

Corps et âme d’Ildiko Enyedi ; D’après une histoire vraie de Roman Polanski ; Numéro Une de Tonie Marshall ; Au revoir là-haut d’Albert Dupontel, etc.

Association Ciné Cinéma

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Février 2016

«  Nous serons pauvres et nous souffrirons la misère aussi longtemps qu’il le faut, comme une ville assiégée qui n’entend pas capituler, mais nous montrerons que nous sommes quelque chose. » (Vincent Van Gogh / Lettre à Théo - Janvier 1886)

 

Femmes au bord de la crise de nerfs…


En ce début d’année ce sont bien les femmes qui occupent le devant de la scène cinématographique. Elles y affirment à la fois leur émancipation tout en se confrontant aux causes de leurs souffrances. Les réalisateurs masculins comme féminins leur consacrent ainsi une place de choix, à l’instar de Todd Haynes, qui signe un film manifeste. Adapté du roman éponyme de Patricia Highsmith, Carol est sublimé par Cate Blanchett dans le rôle-titre. Véritable déclaration d'amour à cette figure féminine, le film immerge son spectateur dans l'Amérique pudibonde des années 50, décrivant, avec une minutie horlogère, l’attirance mutuelle de Carol et Therese en butte aux interdits d’une société sanglée dans son archaïsme.

 

Plus rock que jamais, Janis Joplin renaît de ses cendres, à travers un documentaire à l’arrière-plan féministe, titré sobrement Janis. Symbole de toute une génération contestataire et psychédélique, cette jeune femme diablement émancipée, mais au parcours chaotique, a marqué de son empreinte vocale son époque et ses artistes. La cinéaste Amy J. Berg témoigne ici d’une attention particulière pour son sujet, traité avec une grande pudeur, sensible dans l’articulation d’images d'archives inédites - astucieusement montées -, et la lecture de lettres intimes écrites par l’icône du Flower Power à ses proches. Brillantissime.

 

La sélection des prochaines semaines nous invite au voyage à travers des portraits de femmes aux destins, une fois de plus, contrariés. À chaque étape son lot d’émotions. En premier lieu, le Japon, archipel riche d'art et de culture, qui nous propose de savourer Les Délices de Tokyo, opus délicat et généreux signé Naomi Kawase. Hommage à la sagesse et à la transmission des savoirs, ce conte lumineux est dominé par l’inoubliable Tokue, une cuisinière aux doigts de fée. Tout aussi enlevé et puissant, À peine j'ouvre les yeux dresse le portrait d'une jeunesse tunisienne libre, rebelle et pleine d'espoir. Baya Medhaffar, dans le rôle principal, déborde d'énergie et incarne à merveille l’esprit des révolutions arabes.

 

À la suite de ces quatre portraits de femmes, la sélection nous replonge dans la Pologne de 1945 en plein désarroi. Influencée par le magnifique Ida, Anne Fontaine retrace avec Les Innocentes, le récit douloureux de ces religieuses polonaises violées par des soldats soviétiques à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Un éclairage cru sur des pages sombres de l'Histoire où la Raison et la Foi se télescopent livrées au grand chaos du monde. Comme un parfum d’aujourd’hui…

 

 

Julia CARON / Jean-Michel HELLIO pour Ciné Cinéma

 
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